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» Release⎢Andy Vaz – Straight Vacationing pt II

Ecrit par 2Sheep4Coke

Lorsque je reçois cette promo, je suis en plein rush est trouve à peine le temps de charger les deux tracks sur mon Iphone…
Là, elles y resteront au chaud faute à un bon archivage des fichiers, et ce n’est que ce matin, au hasard d’une balade matinale que je redécouvre ces deux remix de Patrice Scott et Memory Foundation pour le colognais Andy Vaz.

Super surprise, l’EP commence par un gros voyage deep sur le remix de Scott. Ca me fait penser à du Black Jazz Consortium. Le morceau navigue entre territoire acid et synthés aériens sur lesquels viennent se greffer un kick sec et étouffé. Une track épique et évolutive, comme on les aime !
Sur la face B un bon gros Dub jazzy de la part de Memory Foundation, ça sent l’intérieur cuir, le gros cigare et le vintage un peu poussiéreux. Ca peut porté à sourire, mais un sourire qui fait plaisir, celui d’un closing aux aurores sur la plage, ou devant un deck bien suintant. Là encore une superbe track – EMOTIONNNAAALLL.

Bref, super Yore, un EP à se procurer pour à peine 7 balles via le bandcamp du label ici (attention le snippet du remix de Scott ne correspond pas…). Mais on vous l’a mis en dessous : ).



» Release⎢Peel MD – Grip

Ecrit par Blanche Neige

On ne sait pas grand-chose de Peel MD. Leur page Discogs est cryptique et quelques recherches nous informent tout juste qu’ils sont deux et viennent de « Örebro Acid City », la 6e ville suédoise dont personne n’a entendu parler. On peut simplement supposer qu’ils rentrent dans la catégorie des suédois pas contents, de ceux qui s’acharnent à maltraiter des machines analogiques dans leur garage depuis 20 ans comme leurs trois compères de Frak qui tiennent la barre du label Börlft Records.

Dès les premiers tracks, on est assaillis par des lignes acides qui s’entortillent les unes avec les autres sans révéler une once d’espoir ou de chaleur. On est bien loin de ce que peuvent faire d’autres adeptes de la 303 comme Tin Man ou Recondite. Ici les sonorités sont stridentes, saccadées, saturées et achèvent de vous emmener dans un endroit sans lumière d’où il semble n’y avoir aucun échappatoire, juste une pulsation implacable pour se guider vers le bout du tunnel. Etrangement, on retrouve dans tout ça une forme de groove un peu risquée, toujours à la limite de ce que nos oreilles sont prêtes à accepter. On est loin de beaucoup des productions techno actuelles, rondes et trébuchantes avec l’occasionnel battement métallique pour faire croire à ses parents qu’on est un rebelle.

C’est avec la face B qu’apparaissent les tracks les plus dévastateurs. Sur Fusefudge les synthés suintent entre des bruits de cloches et une avalanche de snares. Et surtout Monster, où un kick caverneux est rapidement suivi de sons plus inquiétants les uns que les autres, jusqu’à l’arrivée d’une ligne de basse martiale qui vous renvoie directement dans les années 90. Méchant, très méchant. Un monstre bon à réveiller n’importe quel danseur à 5h du matin. Ou bien à renvoyer chez leur mère les plus fragiles d’entre eux, terrifiés par cette musique de barbare.

On se situe quelque part entre une forme de techno et une house acide et noisy que l’on retrouve sur des labels comme LIES ou Mathematics. Ca ne sert probablement pas à grand chose de catégoriser ici, tout au mieux peut-on décrire cet EP comme un bordel bizarroïdo-analogique dont on sort un peu lessivé, mais rafraichi par l’avalanche de créativité contenue dans ces 5 morceaux.

> Discogs



» Release⎢Ark – Street House EP

Ecrit par Rox

Aujourd’hui, nul besoin de faire les présentations du travail d’Ark et encore moins du label sur lequel il signe sa dernière release, Versatile. Car son travail parle pour lui et est connu j’en suis sûr par la plupart d’entre vous (Copacabannark avec Cabanne, grosses prestations aux Concrete, prod’ sur Masomenos, Perlon et autres Circus Company), alors que le label fait figure de classique dans le paysage électronique français depuis plus de dix ans.

Street House est le titre idéal pour ce disque. Un son orienté ghetto house barré de sample hip hop 90′s sur Emba Anthem (qui tournait déjà depuis un moment sur le channel des Karat avec cette video), et plus minimal sur Nuark et ses boucles de nappes de clavier, alors que l’ensemble reste très énergique. Le tout est livré avec un remix d’Emba Anthem qui garde l’esprit mais le rend plus profond, préparé par Pit Spector dont les productions continuent à impressionner au gré des releases (son dernier EP chez Minibar fait partie des bonnes pioches du mois dernier).

Alors quand Ark et Versatile se rencontre, ça pond forcément une superbe galette. Et ça ne manque pas avec ce disque qu’on vous conseille, comme toujours, d’acheter dès qu’il sort à la fin du mois.



» Release⎢Mystica Tribe – Flowers EP

Ecrit par 2Sheep4Coke

Après un premier EP (aux remix meurtriers) encensé par tous les chamans de Tombouctou à Cayenne en 2011, voici le retour de deux japonais ayant grandi entre une plantation de ganja et un centre de traitement des déchets nucléaires, Mystica Tribe. Toujours sur Syncom Data, ce second EP confirme que le pavot permet toujours d’unifier les cultures.

On entame donc avec « Flowers », gros jam dark acid complètement tripé. Très inspirée cette track transformera n’importe quel terrier à lapin en véritable nid de Gremlins. « Factrale » est un superbe dub, assez pulse avec un excellent groove qui a su convaincre un non amateur du genre comme moi.

Un peu plus rude par contre sur les deux autres tracks mais franchement je me suis surpris là aussi à apprécier la tranquillité qu’elle m’ont procuré, bref un gros EP que je conseille vivement.

A pécho ici, ou ailleurs…



» Release⎢Murat Tepeli – ffffunk For Me

Ecrit par 2Sheep4Coke

Murat Tepeli, c’est un peu le gendre idéal. Gentil, aimable, drôle, good looking, une bonne situation, une grosse collection de perlouzes House Disco dans son bac et pis… Beh une famille sympa composée de Tama, Prosusu pis toute la mif Ostgut… Sauf que, Voilà. Il arrive que la Mif des fois se sépare, s’agrandisse, s’unifie et voilà comment depuis quelques mois maintenant Murat Tepeli fait route avec son ami Damiano Von Erckert, lui aussi de cologne avec Andy Vaz (retrouvez son mix pour J&H ici), boss du label Ava. Records.

Et on a envie de dire, ENFIN ! Enfin un second EP solo (après celui sur Philpot de l’année dernière playlisté un peu partout). Un EP digne de la stature de ce grand monsieur élevé au grain du Panorama Bar, et dont beaucoup ne connaissent ses productions qu’aux côtés de Prosumer, comme sur l’album Serenity sorti en 2007. Hors, il suffit d’écouter les 10 premières secondes de « Jazz Funk » pour se rendre compte que l’on tient dans ses mains une bombe House, et je ne pense pas me tromper en affirmant que cette track va tout simplement retourner un gros nombre de dancefloors ce printemps (malheureusement le snippet s’arrête juste avant l’explosion de saveurs… Il vous faudra donc l’acquérir pour tout découvrir).
Aux remix on retrouve Damiano pour une version plus piano bar deep, qui s’en sort bien aussi, le groove reste présent – track d’intérieur. On enchaine ensuite avec la seconde perle de L’EP, car Murat convie son acolyte Prosumer sur le remix de « Forever« , une rare apparition qui là encore vaut son pesant d’or. Une BOMBE, qui a déjà fait couler beaucoup d’encre lorsqu’il l’avait droppé sur son Boiler Room en début d’année.

MUST HAVE ! AHH… Petit détail toutes les covers ont été réalisées à la main par Damiano et Murat themselves. 100% DIY, you know what it is !



» Release⎢Andres / Mike Grant – Moods & Grooves Classics Vol1

Ecrit par Sina Araghi

Ce soir, le bitume dégageait un de ces résidus de chaleur qu’il n’offre normalement qu’en été. J’ai tout de suite compris, grâce à cette atmosphère particulière, qu’une émotion, plus qu’un évènement, suffirait à me combler. Que mes sens criaient famine. Que chaque odeur décanterait ses notes dans mes poumons, s’interposant à l’harmonie existant entre la puanteur et le mépris résiduel de cette ville. Je pensais à mon père. Je me rappelais ces bonheurs fugitifs. L’incapacité, plus jeune, à formuler, mais aussi à comprendre mes émotions. Les idées, elles, épuisaient toutes mes ressources. Même la musique qui me marquait était empreinte d’idée. Le rap, ces textes subversifs, revendicateurs, bourrés de vérités, d’espoir, de colère salvatrice. Le temps et la perte, sous toutes ses formes, nous aurons fait grandir. Les émotions ne sont plus les hiéroglyphes d’hier. L’homme est, lui, toujours présent. Mais suis-je désormais capable de lui dire qu’il est le seul, avec les mêmes silences ? Prisonnier de mes paroles trop conscientes, j’imagine un stratagème juvénile, évidemment, en écoutant un disque qui ne me rappelle rien d’ancien et profite un instant de cette enfance nouvelle.



» Release⎢Vali Dobrogeanu – Oan EP

Ecrit par Rox

Je me dis toujours que j’aime la musique électronique pour sa variété, sa largesse de style et de genre. Un lieu commun qui sonne presque cliché mais qui est, je suis sûr, partagé par chacun d’entre vous. Et je ne pense pas être le seul à qui il arrive parfois de se perdre au milieu de tous ces kicks, snares, numéros de catalogues et autres repress de derrière les fagots.
Et puis un disque sort sans faire de bruit et agit tel une piqure de rappel pour mettre tout le monde d’accord. Ce disque est de ceux-ci et arrive tout droit de chez Fear Of Flying (une évidence tant le label anglais nous habitue à du très lourd).

Vali Dobrogeanu (qui a gagné au passage le titre du blase le plus chiant à écrire, facile pour un roumain) a pondu un trésor. Une de ces galettes dont on voudrait revivre le moment de la première écoute encore et encore juste pour la joie qu’elle procure. Car on est ici proche de la perfection. Les deux morceaux, hors du temps, subtile et aérien seraient presque inutile à décrire tant ils délivrent leur lot de mélodies subtiles et aériennes, toujours avec une profondeur insensé. Un moment rare et incontournable en soit.

Alors un conseil, jetez vous sur ce disque. Allumez votre système son, faites tourner ces morceaux et regardez par la fenêtre les premiers jours du printemps puis appréciez. C’est beau.



» Release⎢Hakim Murphy – Analog Schema EP

Ecrit par Sina Araghi

Alors qu’ »analog » (et ses dérivés) semble être devenu le « it word » de la production House des années 10 (je me permet d’emprunter un mot du lexique des magazines de mode féminin), au risque d’être retrouvé partout et à toutes les sauces, autant pour décrire les procédés de productions que pour susciter un intérêt éphémère (et opportuniste)…

Heureusement, dans le domaine, Hakim Murphy n’a pas grand chose à prouver et on se doute qu’il n’essaye pas de racoler l’auditeur avec son nouvel EP « Analog Schema ».

Celui-ci s’ouvre sur une ballade synthétique, qui conte le récit héroïque mais fatalement tragique d’individus s’aprétant à quitter ce monde à l’aide d’une « Hyperspace gate ». Un thème déjà vu mais où les émotions, bien palpables, trouvent leurs consistances grâce à ce synthé qui semble jouer d’une main triste et désolé. S’en suivent deux tracks qui, j’imagine, illustrent parfaitement les rebondissements d’un trip dans l’hyperespace. Pas le disque de la galaxie, mais surement un tool plaisant pour amateurs d’astronomie.



» Release⎢Mano Le Tough – Changing Days

Ecrit par 2Sheep4Coke

Bon… Voilà maintenant 5 jours qu’il est officiellement sorti ! Cela m’amène à penser qu’il est donc un peu ridicule d’essayer de me le garder jalousement dans ma bibliothèque, d’autant plus que tout le monde l’a déjà encensé depuis ! Je veux bien évidemment parler du premier album de Mano Le Tough sorti vendredi dernier sur Permanent Vacation.

Mano qui ? Voilà ce que l’on me disait il y a encore un mois lorsque nous l’alignons pour THE MIND, notre premier opus de la résidence Jekyll de 2013 à la Chaufferie de la Machine du Moulin Rouge. Non pas que l’Irlandais, résident à Berlin, en soit à son coup d’essai, non. Non pas non plus que personne ne sache qui il est, qu’on s’entende bien. Simplement le bonhomme était injustement passé inaperçu à Paris ces derniers temps, faute peut être à une trop grande disparité entre la teneur de ses sets et celle de ses productions ?
En effet, lorsque l’on écoute une production de Mano il est difficile de s’imaginer ce que cela peut rendre en club, et bien laissez moi vous dire que c’est là que réside tout le talent et la force du Monsieur !

Preuve en est avec Changing Days, un bijou qui squatte ma playlist depuis un mois donc, et que je redécouvre à chaque écoute. Un OVNI qui, comme le disait très bien Xl8r8 dans sa review, pourrait s’apparenter à la démarche d’une productrice telle que Ada de Pampa records. Des productions qui insufflent un côté pop, aérien et mélancolique, teinté de sentiment à une House qui puise ses racines en club. Toutes les tracks sont parsemées de vocaux, tantôt syncopés, tantôt vocodés ou superposés qui constituent la première couche de blanc sur un mur prêt à recevoir la déferlante Mano. Violons, cloches, piano, synthé, léger contre-temps là où il faut, quand il faut, et la cerise sur la gâteau des tracks chantées et envoûtantes où la voix de l’Irlandais, pas toujours juste mais qu’importe, vous emporte comme sur Primitive People ou Cannibalize.
Et le côté club justement ? Et bien tentez donc Primitive People à 4h du mat sur un public bouillant et vous verrez.

Je ne m’étalerais pas plus, simplement cet album est pour l’instant le must have de 2013. Après Talabot la barre était haute… Mais pas assez apparemment !

+ avec l’interview de Mano pour 90 BPM.
+ le pack à 15 balles sur le shop Permanent Vacation



» Release⎢Andrey Zots – Not so secret 01

Ecrit par Rox

En ce moment je bassine la rédac’ avec les artistes venus de l’ex bloc soviétique. Et c’est logiquement en Russie d’où vient l’un de mes coups de coeurs de 2012. Andrey Zots, pour ne pas le nommer, revient souvent autour du sujet lorsqu’il s’agit de parler de musique électronique. Invité régulié de l’ARMA à Moscou (et du label de ce dernier où il a signé un EP et un morceau sur la compilation du club), le natif de Sergiev Posad (merci la bio de discogs) trace son chemin peinard avec un neuvième disque sorti le mois dernier. Un artiste dont les dernières nouveautés se veulent de plus en plus affutées.

Première galette du label Not So Secret Diary, l’écoute de cette dernière production du russe dévoile un mélange homogène et réussit allant de trips abstracts sur A2 et B2 à quelque chose de plus minimaliste et limite champêtre sur A1 et B1. Des sons détaillés donnant dans des ambiances aériennes parfois, et souvent oppressantes, alimente les textures complètement irréelles du disque. C’est particulier, plus pointu, beaucoup plus profond dans l’expérimentation que sur d’autres releases de l’artiste, et ne plaira donc pas à tout le monde mais vaut pleinement la peine d’être écouter, au moins par curiosité. Et non, point de snobisme en ne nommant pas les titres des faces, les tracks n’en comportant tout simplement pas.

Dispo sur deejay, peut être encore chez techno import.



» Release⎢A Made Up Sound – Ahead

Ecrit par Sina Araghi

Les anglais disent « ahead of the game ». C’est surement ce que voulait dire A Made Up Sound en intitulant la première face de sa prochaine sortie « ahead ». Une longueur d’avance, ou juste un écart ; cet ovni déstructuré impréssionne par sa démarche futuriste. On reconnait le style de 2562 : des cuts ultras secs piochés dans des morceaux discos, mais séquencés de manière improbable. De l’autre côté, « Endgame » s’aborde comme une de ces fantaisie electro que produisaient des Siriusmo ou Modeselektor à une époque. C’est la première fois qu’un morceau de 2562 me déçoit ; même si je lui reconnait bien des breaks endiablés. Les français disent « un bilan mitigé ».



» Release⎢Fonos – Square Orbits

Ecrit par Rox

Amateurs de deep house et autre house waxé réjouissez-vous car c’est bien de cela que nous allons parler aujourd’hui. Et qui plus est sur un label français, Goldmin Music, dont les protagonistes sont de véritables amateurs de bon son et amoureux de vinyles !
Avec déjà deux sorties à leur actif (à noter la division digitale qui regorge de qualité) et le très bon Synthesize Me de Ken Hayakawa, j’étais très excité à l’idée d’écouter ce Squared Orbits de Fonos, italien exilé dans la capitale allemande.

Cette dernière release est un concentré de groove accrocheurs sortis tout droit des 909, le tout pimenté de samples qui sentent bon le oldies. Une écoute sur Squared Orbits, gros track à la basse dubby et rythmiques endiablés dans tous les sens, ou encore de Downtown et de sa bombe de clavier suffira à faire son effet, amateur du genre ou non.
La scène électronique parisienne regorge de passionnés, ça on le sait. Mais lorsqu’en plus des « nouveaux venus » se mettent à produire des artistes et à sortir des disques de qualité, on se dit que franchement là, ça commence à bruler dans le coin !

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Label : Goldmin Music
Buy : Decks
(sortie digital mi-février)



» Release⎢Sawf ‎– Sand EP

Ecrit par Sina Araghi

Entre les vinyls que je pousse, les sachets de thé brulant que j’essore et toutes les fois où je claque des doigts lorsque j’exprime une idée qui me dépasse, je ne donne pas cher de mes empreintes digitales. Je pense même qu’à ce rythme là, 5 années suffiront à éffacer toute trace de mes futurs crimes. Un anonymat qui m’empêchera peut-être de passer quelques examens administratifs et d’être retenu à des postes frontaliers douteux – en Georgie ou au Kyrgystan, mes destinations « Détente et Spa » préférées – m’ouvrant ainsi les portes du petit banditisme et me couvrant par la même occasion du meurtre de ma seconde épouse (la première se donnera la mort elle-même, c’est évident).

Je me suis donc mis à préméditer ce crime en m’inspirant çà et là – Agatha Cristie pour le scénario, Dario Dargento pour l’esthétique, et Snatch pour la logistique. Bien sur, tout scénario se complète d’une bande originale. A peine me suis-je placer dans l’initiative d’un assasinat, que ma main saisi naturellement ce disque de Modal Analysis.

Un disque qu’Hannibal Lecter s’écoute avant de se coucher (de source sur). Inquiétant, Sawf nous place tout de suite dans une pièce que la vie a quitté. On imagine un corps inerte, assis sur une rocking chair (elle aussi inerte pour le coup), au teint blafard et ne portant aucune trace de resistance. Du travail d’artiste. Au remix, « Yves de Mey » apporte une surcouche abstraite, histoire de rendre le disque encore moins accessible. Je retire le bras du vinyl, soulève le disque et l’inspecte grâce au reflet d’une ampoule nue pendu au plafond – pas une trace. Du travail efficace.

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Label : Modal Analysis
Buy : Clone



» Release⎢Zip – Fabric 67

Ecrit par Rox

J’ai trouvé la meilleure façon de fêter la nouvelle année. Une extinction de voix dès les premiers jours qui annonce 357 jours du feu de dieu pour 2013 ! Alors histoire de rééquilibrer mon karma (je me doute bien que vous souhaiter mes meilleurs voeux ne suffira pas) et aussi parce que vous parler de musique est une des dernières formes d’expressions qu’il me reste (je ne considère pas que m’exprimer comme un sourd muet lorsqu’un badaud me demande son chemin est une façon de communiquer), je vais vous toucher deux mots sur la dernière compilation de la célèbre Fabric de Londres.
C’était le cadeau de noël des anglais sortit début décembre. Zip s’est donc retrouvé avec la mission de nous faire banger et danser pendant les fêtes et accompagner les jours froids. Du coup, pas de minimale sauce currywurst pour le patron de Perlon.

Au menu donc une playlist orienté house et chicago parfaite pour les aficionados du genre qui ne seront pas dépaysés d’entendre Kenny Larkin, DJ QU, Sakro ou encore Dan Curtin. Et comme dit précédemment, ça bang plutôt pas mal. Bien mixé, dynamique, la vingtaine de morceaux glisse d’une traite et réserve son lot de surprises tel que la basse slappée du track de Jovonn et plus tard la gifle future jazz d’Isolée. Deux tracks qui soulignent à elles seules les sentiers empruntés dans ce mix. Une facette plus house de Zip que je connaissais moins, habitué à des heures de trips mentaux lors de ses mixs ou de ses productions (Dimbiman c’est lui), et qui est finalement bien plaisante. C’est donc chaudement recommandé.

More, & Extracts :



» Release⎢Leonel Castillo – Natural, Artificial

Ecrit par Rox

Un conseil à appliquer lorsque l’on se rend chez son disquaire favori avec ses potos, c’est qu’il est toujours utile de préparer un budget quasi doublé. En général on repart toujours avec ce que l’on est venu chercher, plus le petit skeud conseillé par le collègue, tout aussi geek que vous l’êtes et « qu’il faut absolument que tu écoutes car ça bute et c’est trop ta came« . Une théorie qui s’est encore confirmée lorsque l’ami Sina m’a imposé le casque sur les oreilles pour écouter cette seconde release du label Groovear.

Je ne sais pas pourquoi mais je m’étais mis en tête que Leonel Castillo était un producteur type dub techno et autre post dubstep alors que l’argentin est plus du style à signer des releases chez AirDrop ou encore Sushitech. Certains auront bien sur noté qu’il était par ailleurs invité lors de la dernière Head On au Rex aux côtés de sieur Delano Smith. Rien que ça. Autant dire que je me suis tout de suite détrompé à l’écoute de cet EP qui sent bon le deep.

Artificial et Natural sont deux tracks aux styles bien différents et on navigue alors entre Artificial – très minimaliste, rythmée par un charlet ultra groovy et quelques notes, vocales et autres subtilités clairement influencée jazz- à Natural presque UK plus péchue au kick bien lourd, super dancefloor. En passant les détails sonores que je vous invite à découvrir en écoutant ce disque le plus rapidement possible, la qualité de la prod reste tout de même à souligner et appelle à se plonger dans l’univers du sud américain.



Residency Mix

sina teritoir du desir

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Hot and spicy