

A force de courir sur chaque formation un tant soit peu originale, comme des coqs sans têtes, on en oublie parfois ce précepte salutaire : méfiez-vous de tout ce qui a, de près ou de loin, recours à l’adjectif (trivial) « hype ». Et l’on peut garder cette sagesse en tête à l’écoute de ce (mauvais) premier album de Telepathe, Dance Mother, duo de filles, provenant tout droit de Brooklyn, New York. Rappelons qu’il est produit par le très couru David Sitek, le même qui s’est occupé du Anywhere I Lay my Head de Scarlett Johansson, entre autres, et qui a aussi généré le dernier très bon album de TV On The Radio, dont il est accessoirement membre.

Il y a quelques semaines, sortie de l’album d’Animal Collective, et on ne compte déjà plus les chroniques et papiers qui crient au chef d’oeuvre, indiquant au passage que c’est l’album de l’année. Petit retour sur celui-ci, tout en contre pied, parallèles et autres jugements définitifs.
Début 2008, rappelez-vous, on nous bassinait de la même manière sur la qualité, objective, d’un jeune groupe de New York, MGMT, et d’une musique de drogué faite pour des drogués ou des branchés, ceux en gros capable d’entraver un minimum à un genre sur-exploité dans les années 70, qui connaît aujourd’hui une nouvelle jeunesse : le psychédélisme.